Je viens vous conter ma douleur
Vous narrer comment
En passant par elle
Je traverse des champs de lumière

Les plages de mon enfance
Je les sens s’éloigner
Se plier sous le joug de la marée de l’adulte
Dont l’écume est dure comme une érection.

Sens-tu cette douleurisir
S’emparer de ton corps entier
Quand ton corps jouit de souffrir
Quand la Vie le transperce, l’amène jusqu’au plaisir ?
Sens-tu sur ta peau
La douce chaleur des amants qui jouissent ?
– Toutes les éjaculations sont bonnes  – ;
Allez humain n’ai crainte d’enlever ton écrin
Laisse la Vie qui baigne ton corps
S’abimer dans la contemplation de l’amant qui vient
L’abîme du corps rejoint celui de l’esprit
Tous deux transcendent ton pauvre quotidien
Le transmutent en riches éternités
Félicite ton corps
(s’il est meurtri)
Qu’il puisse te faire sentir cette douleurisir !

Je parle pour ceux qui se tapissent dans leur ombre
Qui aime se pensé sans envergure
Face aux êtres qui peuplent leurs journées,
Ceux-là qui resplendissent l’insouciance
D’une existence qui les a préservés
– Oh, que ne ratent-ils pas comme richesse ! –
De vivre vraiment, d’éprouver leur vérité.

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