poésie sur la vague

je suis cette candeur,
je suis cette perdition,
je suis cela, « tout » cela.

je suis cette souffrance
je suis ce plaisir riche
je suis cela, « tout » cela.

je suis cette divinité
je suis cette démonique
je suis cela, « tout » cela.

mon esprit s’apaise, se repose, se plaît !

intextérieur, flux, cassiopée !

colibri, colabra, et bla et bla et bla
brûle pour point, délire et satiété
la glotte glousse le lustre se loupe
je suis cela, « tout » cela.

écoute et compte – erreur des nombres « il »
on ne calcule plus les distances avec les ombres
la tête quadrille les mirages d’un corps
mais le corps n’a pas de lieux, il baigne dans l’être

ce qui devient existe
ce qui est arrêté est dans le cadre du souvenir
pas de vertu dans le virtuel
mais on nous a appris la crainte du réel :
erreur des nombres

un espace pour décor, un temps pour s’y perdre
et l’oubli tensionneux que ceci n’est qu’un « je ».

ô qu’il est beau ce je ! : image, absolu vérité qui viole-avec-notre-malicieux-consentement les organes de la vue : cervœil ;
oui avec beaucoup de sérieux.

image, image : dis-moi qui est le plus moi de la Terre ?
« — Toi, à n’en pas douter. maintenant laisse-moi, tu ne sais donc plus apprécier une rencontre extérieure. »
voilà ce que répondit une image à la personne qui la questionna avec probité. cette dernière se perdit, foudroyée par le tourbillon de la liberté ; se mourut de devenir « toutes » ses nécessités – sans distance, comme un enfant à qui on apprend à compter les ombres et non à les sentir.

un jour viendra où les hommes vomiront pour se mettre à aimer notre présent – leur passé –, car il avait « en germe » le matériel pour s’émanciper. douleurs, souffrances, les pires, les murs [ ; /– ] les chocs ———— du réel.

À vos outils À vos mains À vos pieds À vos bras À vos sens !
À vos aveux À vos dévoilements À vos amours À vos blessures !
À vos clitoris À vos pénis À vos anus À vos épidermes !
À vos non-agir À vos fluctuations À vos ouvertures À vos esprits !

à toi qui lit, si les mots charment c’est qu’ils endorment pendant l’effort
SANTÉ ! à ta lâcheté qui te fait mécomprendre le réconfort de l’effort !
si tu lis, peut-être est-ce parce que tu captes l’ondécho de l’effort que tu fais
– ta conscience l’a mauvaise, n’est-ce pas ce qu’elle te confesse ? SANTÉ !
Grande Vie à ton effort, plus encore si tu chutes
c’est le moment opportun car tu mets tout en doute ;
appelle ça la fin… le moment où le rebond advient 😉
crève, putain, CRÈVE ! voilà ce qu’il faut pour qu’un air vicié puisse… s’envoler.

1—2—3——Freddy t’ouvrira

4—5—6——te proposera du vice

7—8—9——il mangera ton œuf !

Allez ! fait pété les guitares, fait tourner les bassins les ventres fait se croiser les jambes les regards
nous dansons ce soir pour fêter nos cadavres. la fête des morts, las calaveras, les os reflètent le mieux la pleine lune, ils illuminent de l’intérieur la chair que nous chérissons
voici les organisations politiques qu’il faut, les agir qu’il faut — DIANTRE ÇA VIBRE ! un mouvement de recul, une suspension ; un silence qui souligne la musique       qui reprend, plus intenses, formétfluantes, étranges-étrangères, on s’enivre d’elle-s, on meurt on mord on on on on mais meuh mes VOILÀ oui ou presque ah non pas encore oui mais jamais dire non ça non jamais ! hi hi hi ah ah ah ah ah AH ! je t’ai te voilà-à-à-à-à-à-à-(entends-tu l’écho-ondulant ?)-à-à-à-à-…… VITE ! un pieu que je m’étripe ! : un nègre que je l’éduque ! un (gwana) que je me venge ! un infirme que je le soigne ! une femme que je la viole ! un trans’ que je le case ! un homme que je le castre ! ma vie, que je la rate ! une vie, que je la tue ! la Vie, que je la stoppe ! ma mère que je la baise ! mon père que je l’idolâtre ! ma sœur que je lui crache à la gueule ! mes ami-e-s que je les étouffent ! ma cousine que je l’éduque ! ma famille, que je l’éduque ! mes couilles que je les écrasent ! ma bite que je la coupe ! mes désirs lubriques qu’ils m’esclavagisent ! mes grands-mères que je les tuent ! mes pleurs mes peines mes douleurs mes souffrances mes… mes… mes… MON NÉGATIF putain mon PUTAIN — DE — NÉ-GA-TIF mes ERREURS mes FAIBLESSES « tout » « tout » « tout » — quelle beauté, quelle joie, quelle légèreté, quelle divinité, quelle humanité, quelle VIE, nom de dieu !

Je suis cela, « tout » cela.

je n’ai plus besoin d’avoir besoin d’avoir peur ; je n’ai plus besoin d’avoir peur ; je n’ai plus peur ; je ne désire pas le besoin d’avoir confiance ; je ne désire pas la confiance ; je désire la confiance :
— je la vis, point