Tristesse

La tristesse est une caresse qui te met face à l’absence
Quand sous tes pieds le sol se dérobe
Que personne pas même tes potes ne te remontent
Seul face à la béance de l’instant miraculeux que ratèrent tes yeux.

Ô mon amour, ô mon ami, que vois-je si tes yeux chavirent
Je dois croire en des lendemains sans toi comme objet de mon désir
Mais mon esprit les rejette, me revoici statuette de bois
Près d’un foyer dont la chaleur grignote mon écorce de 24 printemps.

Ô ma vie, qui me file entre les doigts
Tu tombes sur mes pieds,
Ainsi tu les réchauffes
Jamais plus je ne pourrai me baigner en toi
Jusqu’à l’ultime seconde qui me rapprochera de toi… !

Ô mon esprit, ô ma conscience
Pourquoi cherchez vous tant à m’emmener auprès de Cerbère ?
Je préfère les chiens pareils aux hommes, une seule tête remplie de vide
Me voici triste comme celui qui désire rentrer chez soi tout en étant apatride.
Chez moi tout est en désordre
Je veux en même temps sortir dehors et rester dans mon âtre
Déchiré entre ces espaces irréconciliables
Tristesse est l’amante que je serre comme un arbre.

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