J’ai envie de pleurer
Je veux dire, d’exploser en larmes
Que l’onde de choc, à la façon d’un tsunami
Ravage toutes les vicieuses barrières
Qui m’empêchent de me répandre.
Car mes larmes sont des lames, et des seringues, et du fil barbelé, et pour finir des pals
Qui, tous en même temps, marchent dans mes entrailles, les réduisent en bouillis
Magma d’organes hachés en mille sens encerclé par l’épiderme…
Comment n’aurai-je pas parfois un rire faussé — un sous-rire ?
Comment ne pourrai-je plus avoir à m’élancer d’un rire à l’autre pour me guérir de tant de souffrance ?
et quand, se trouvent, ce qui, renversera le plan de mon, souffrir, si vif ?
Fausse route je fis, toutes les fois où je, cherchais à m’ébranler contre, ce genre de fait.
Une structure craint les vents, et ses engrenages aimantent les poussières, du temps de dieu,
Elle « hypnotise » les forces — et c’est cela la « vérité » de « notre » « je » !
Que la vie est folle ; vertigineuse spirale
Où le centre est ce que nous fûmes, que nous sommes, que nous serons
L’humain est à l’image de dieu, de la vie, des animaux et des plantes
Aucune forme claire… mais l’éternel qu’il alimente…

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La vraie marche

Une marche épuisante où mille pas peuvent amener au trépas
Peu d’éclaircies mais toujours rassérénantes
L’âme, fragile comme une bougie dans le vent d’Autan
Est prête à mourir à chaque instant
Où s’trouve l’aisance ? Pas où là le corps se pose.
Des pensées heureusement transportent hors du temps
En des latitudes où coulent les étoiles d’un verre de chanvre
Dans une pièce sombre je ressasse sur la ligne infini
La même histoire qui se déroule comme un fil à rouet éternel
À tricoter l’avenir, le passé et ceux des ancêtres
À la vitesse de l’éclair, passer d’un plan à l’autre
Pour exploser les dimensions, à la vitesse de l’éclair.
Voyage parmi les astres, les époques, les esprits des hommes
Où se trouve le point qui fera basculer la perspective ?
Le besoin se fait, de plus en plus pressant,
À mesure que le sang devient corrosif
La pente de cette montagne se fait plus pentue
Ma mort chutée sera plus belle que celle d’un pendu
À quel axe se pend-elle l’horloge du temps des hommes ?
Dans cet horizon sans raison il n’y a que des couleurs, — et du son.