La vraie marche

Une marche épuisante où mille pas peuvent amener au trépas
Peu d’éclaircies mais toujours rassérénantes
L’âme, fragile comme une bougie dans le vent d’Autan
Est prête à mourir à chaque instant
Où s’trouve l’aisance ? Pas où là le corps se pose.
Des pensées heureusement transportent hors du temps
En des latitudes où coulent les étoiles d’un verre de chanvre
Dans une pièce sombre je ressasse sur la ligne infini
La même histoire qui se déroule comme un fil à rouet éternel
À tricoter l’avenir, le passé et ceux des ancêtres
À la vitesse de l’éclair, passer d’un plan à l’autre
Pour exploser les dimensions, à la vitesse de l’éclair.
Voyage parmi les astres, les époques, les esprits des hommes
Où se trouve le point qui fera basculer la perspective ?
Le besoin se fait, de plus en plus pressant,
À mesure que le sang devient corrosif
La pente de cette montagne se fait plus pentue
Ma mort chutée sera plus belle que celle d’un pendu
À quel axe se pend-elle l’horloge du temps des hommes ?
Dans cet horizon sans raison il n’y a que des couleurs, — et du son.

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