les pharmakon de l’été

Par sentir : une plongée dans la sensation
–          détruisant l’esprit (maladie),
–          disciplinant l’esprit (éthique).

Par pâtir : sentir la puissance qu’a la chair de pâtir ; cette puissance n’est soumise à aucune des limites auxquelles croit l’esprit ; mais comme ce dont l’esprit gardera (toujours) la trace « en lui » du pâtir. Les limites (qui renvoient nécessairement à un principe d’identité qui vient les justifier) sont justement ce que le sujet construit pour ne pas avoir à tomber dans l’abîme du pur pâtir.
Par oblitérer : sentir l’action de recouvrement d’un, ou de plusieurs affect.s par autre chose, la première chose est non seulement cachée mais est aussi oubliée en tant qu’antérieure à ce qui la suit.
Par vitalité : sentir la/les circulation/s des forces dans une structure, de façon à ce que celle-ci se maintienne. Plus l’histoire de la structure est longue et gardée vivante, meilleure elle est, au contraire, plus elle est longue et morbide, mauvaise elle est.

Par réel, j’entends ce qu’avant on nommait « Dieu », ou un quelconque « Principe » transcendant le rapport que l’humain entretient nécessairement par rapport au réel. Dans notre contexte, le réel c’est l’indifférencié, le pré-individuel. Le réel est du côté de la nature, compris non pas comme ce que la connaissance doit arriver à cerner conceptuellement pour dire le vrai : il est antérieur aux découpages que l’esprit opère, car il possibilise l’action de ce dernier en lui fournissant les forces nécessaires à son œuvre (et jamais sous la forme d’intelligibles transcendantaux).
Par réalités, j’entends ce que l’esprit construit en différenciant le réel. Par conséquent il ne peut y avoir une seule réalité, et les concepts ne peuvent pas être seulement adéquat pour une seule réalité, il faut toujours qu’ils fonctionnent dans un nombre indéterminé deréalités.

Par immanence, j’entends ce qui en son fond ne nécessite rien au-dehors de soi pour émerger.
Par ouverture du sens, sentir l’esprit en tant que celui-ci commence sa fonction de connaissance comme un processus, même mal assuré. Il se lance dans cette fonction dans un rapport au temps-comme-processus, comme capable de la « vérité » et de la « fausseté », et comme ne se fixant dans aucun des deux.

Par transcendance, j’entends ce qui en son fond a besoin d’une chose au-dehors de soi pour exister.
Par clôture du sens, sentir l’esprit en tant que celui-ci commence sa fonction de connaissance en y posant un but, même vague. Il actualise cette fonction en liant un rapport au temps erroné, en tant qu’il place ce qui vient en dernier comme condition de possibilité de tout le processus, qui lui, ne peut être autre chose, en tant qu’il est un processus, qu’un libre rapport au temps, et donc, l’impossibilité absolu de toute position hiérarchique. Par ex. la clôture aristotélicienne du sens en : vrai = réel.

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