§ Nouveau jet

J’n’étais pas prêt
Pas prêt à — m’élancer dans une vie sans savoir où mes pas
Se poseraient, et si le sol n’allait pas s’effriter sous leur poids
Alors j’ai douté, plutôt que de sauter.
Je désire l’inconnu autant qu’il m’abhorre
J’ai besoin de mes pals autant qu’ils me haïssent.
Écoutez ! je suis celui qui fait vriller Satan.
Arrêtez ! de croire que mes jambes sont nécroses
Pensez donc ! mes pensées sont intensives,
Para-Narcisse, elles se foutent de l’extension !

*

Mon expression relève d’un malentendu
Ou d’une vague vision, comme un dauphin au-dessus de l’océan
Je sens le rouge et c’est le froid que je dis
À chaque instant, j’interprète et jette la clef à la porte.
C’est si déroutant de penser accidenté
Dans ma tête, Kant préfère rester à la maison
Et Gilles, parfois brille, comme un stroboscope
Il vrille et clignote, jour et nuit dans l’ombre d’Aristote.

*

Mon corps vit une sorte d’histoire animale
Pas une jungle mais un cosmos
D’où jaillit net, milles merveilles,
Cauchemars pour la conscience ;
Elle, bête, se réserve à sauter tout en secrètement le voulant,
Perverse conscience, tu es la lâcheté qui orne mon courage,
Endors ma libido, et dissipe la vision clair de moi en une multitude de globules sans liens entre eux, pour images.
Apaise-toi ! ou oublie donc ! Cesse de te tourner sans cesse, tu t’empêches de dormir !

*
Or, je respire ! Là, réside la noblesse ; tout, ensuite, n’est que littérature…

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