Paraskheuê

La flamme est presque éteinte mais je l’attise
Je pose mes tripes en vrac sur ce sample de Bio Hazard
L’émotion est dure à dire, si dure à sortir
Faut aller la chercher, la pêcher de cette mer d’eau salée
Ça commence ça comme, ça sonne comme ces faux départs
Vanne tu fais du slalom : en vrai à chaque avancée ça casse Et tu dois encaisser le silence…
Sa plénitude, sa gratuité, future crise d’angoisse plus l’esprit est « civilisé ».
Le temps de l’enfance est loin comme un saut pour atteindre l’autre rivage
Le temps de l’adulte ressemble à un portrait dont on a fait devenir le visage
L’existence devient plus dense quand l’intensif est mis hors de portée
Conséquence : tu pleures de plus rire à la mort.//

A la mort de l’espoir / après son trouble / correspond /
La retrouvaille d’avec son autre / et la mort du doute//

Pour un instant bref, un peu d’air s’expulse par tes synapses
Prends en un max’ pour supporter les aléas de l’hématome
Prends la forme la plus souple pour onduler dans la tempête
… qui revient sans cesse.

Je recherche la liberté jusque dans mes prisons les plus intimes
Elles portent l’énigme qui me permet de n’y plus plonger
Mes apnées ressemblent à des expériences intérieures
Où je laisse en suspens la possibilité de jamais remonter.

Je pourrais, crever dans mes questions
Abdiquer devant ce poids sans mesure
Désirer ma disparition, m’ disperser.
Vouloir une biture si dure que mes propres viscères deviendraient marbre
Et mon cadavre serait un corps sans âme que décorent les marques.

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