Constat pratique

Je ne sais rien de plus que cela. Je vis en baignant dans l’Infini des Intensités du Monde-pour-l’Humain — je vis baignant dans la Nature. Le problème c’est qu’Autrui a plus difficilement conscience de cela que moi… à moins que je me trompe, et qu’au moyen de l’idée que j’ai d’Autrui je ne cherche qu’à m’infliger ma propre peur des Intensités pour supporter ces dernières ? — Les dieux ont le sens de l’humour, alors, oui, tout est possible.

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L’ami & la mort

C’est l’ami.e qui est le signe que la mort et la souffrance ne sont pas les chemins finaux de l’existant, dans ces sortes de tentations qui s’offrent à lui, dans la mesure où un horizon dont le seul paysage serait la mort ne saurait permettre à l’existant d’envisager autre chose que cette dernière ; et ainsi, point d’ami.e.s.
C’est par l’empressement à faire lien avec lui que le souffrant montre avec le plus de clarté son besoin de l’ami.
Non pas que l’ami soit là pour combler un manque, un vide — il est là pour que l’esprit soit occupé à penser à autre chose qu’à sa propre mort.
S’occuper l’esprit, faire en sorte qu’il sorte du cercle vicieux qui se trouve au-dessus de la mort (vue comme un précipice dans lequel, fatalement, chacun doit tomber). Le terme de cela étant ce qui est réservé à la discrétion de chacun, ou à celui du hasard.
Et c’est en réaction par rapport à cette mort que s’affirme, se fait plus tranchante et plus vive la volonté de vivre. En ce cas, la volonté de vivre est a posteriori.

Mon âme (à un moment)

Mon âme est comme un précipité de souffrance
Une belle dose de souffre en latence
A la limite une belle danse
Vers un océan sans continent pour repos
La marque du divin sans distance
Une vibration – juste, un électron – plus, une pensée – pousse,
mes désirs à se lancer dans la vie sans patienter.

Mon âme est comme un précipité de souffrance,
Belle dose de souffre
Latence, limite une belle danse
Océan sans repos
La nature est sans distance.

Mon âme un précipité de souffrance
Dose de souffre
Belle danse
Océan où la nature est sans distance.

Mon âme se précipite dans la souffrance
J’en souffre et je danse dans un océan où la nature me baigne sans distance.