en lisant Sollers

Aussi loin que je me le représente
J’ai toujours pensé que le Sage
Réussissait à unir son Dieu et son démon.
Mais nous, pauvres mortels,
Sommes condamnés à quêter l’un
Quand l’autre nous pend au nez.
Quand l’un nous accable
L’autre nous acclame
Enfin quant un jouit l’autre meurt
Et ceci, éternellement…

Silence nocturne
Vois mes griffes se planter
Vapeurs sans matières
Je fends l’vent
Comme mon crachat touche la Lune
J’tombe dans un silence
L’bruit bourdonne mes oreilles
Mon stylo caresse les feuilles
Âge sans corps de femmes
Largeur d’esprit par incontinence anale ?
Frustre-à-Zion, des-pressions, mise en bière
Anachorète, corps sans peau
tout ça pendant l’enfance
Des kilomètres dans l’myst
Chassés par des bruits d’monstres
Glissement spongieux, un cri,
plus d’respirations
C’est net, marqué, un avant, un après
Pas d’défense, ni d’reflet, sur l’parquet
Un oiseau, un héros, un nombre égal à 0
Un bruit, sans lieu, une tête, sans pieds.

24 avril 2015