fragment de vie perceptive

C’était une journée sans paysages, sans lieux – même défilant devant les yeux comme quand on regarder à travers la fenêtre d’un train. Une de ces journées dont on retient toute l’importance dans une unique boule d’impression, et qui, contre notre volonté, se représente à notre vue l’espace d’une microseconde au moment où on l’attend le moins – en sortant du bus, en descendant des escaliers, en s’allumant une cigarette, ou parfois, plus fugace encore, elle nous saute aux yeux au détour d’une phrase prononcée par un.e ami.e : la voilà qui nous subjugue, nous enlève à nous-même, on se retrouve flottant au-dessus de là où le sol nous touche, comme un navire qui survole les récifs qui lui chatouillent la coque. Impression … (fais une pause dans ta lecture pour rêver ce que ton désir agence)

 

C’était une journée faite d’intensités. Plus vraiment de lieux, mais plutôt des vitesses qui étirent l’espace d’un lieu. Par exemple un buisson. Quand on le regarde à l’arrêt, il a une forme qui occupe un certain espace ; mais si on le regarde en courant très vite (ou en roulant en voiture, en train, etc.) le buisson est étiré, il a perdu sa forme ; cette réalité n’est vrai que pour nous, personnes qui percevons à l’intérieur du mouvement.

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