quelques mots maladroits, – une pensée naissante ?

C’est quand on arrive à voir une idée en quatre dimensions que l’on arrive à percevoir les mouvements infimes du voilement et du dévoilement de la vérité. C’est son charme.

Ce mouvement de voilement-dévoilement peut nous plonger dans un tourbillon, – de la tristesse peut émaner. Mais, ne pas se contenter de la tristesse.

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regarde le monde devant toi que vois-tu des mouvements des courants la réalité c’est le perpétuel mouvement jamais rien n’est identique tout coule suivant son rythme propre les conflits entre humains proviennent de ce que les divers rythmes qui les constituent et les traversent ne sont point en harmonie les uns avec les autres la chose qui demande le plus de lâcher-prise – be water, my friend – sur ses ressentis c’est de vivre qu’est-ce que veut dire vivre incarner le courant qui est en train de nous traverser

*

Le problème n’est certainement pas que la vie n’ait pas de sens. Ce qui pose problème c’est le fait de ressentir ce fait comme un problème. D’ailleurs, où est la justice de ressentir le non-sens de la vie comme un problème… ne serait-ce pas plutôt une bonne nouvelle ?

On prend si vite l’habitude de maudire une vague lorsqu’on n’a pas réussi à la « chevaucher »… où est la justice dans cela ? La justice émane du fait, elle est sa continuation naturelle simple directe. Quand on ne réussit pas à faire quelque chose c’est simplement parce qu’il manquait des « éléments », de la détermination, de l’ardeur à la tâche, tous ces ingrédients qui font la confiance en soi, l’agissement de ses capacités. Agir ses capacités c’est arriver à mettre en forme, à l’extérieur de nous même, mais, à partir de l’intérieur, nos forces de vivre, d’expansion. Les moments durant lesquels nous faisons ce que nous portions profondément en nous ne contiennent pas des moments de vérité qualitativement plus « importants » que les autres – car tout moment est vérité, quoi que nous voulons penser d’eux : la vie se contrefout de ce qu’on pense d’elle, elle précède toujours les mots car elle est leur terre : les mots ne sont jamais que vie enfermée, comment alors décrire la vie ? Sachons plutôt apprécier son silence –– ce sont juste des moments pendant lesquels la vie revêt l’aspect de notre singularité. L’enchaînement linéaire des mots est trompeur, il n’y a pas d’ordre dans l’apparition des choses, elles apparaissent toutes en même temps – : on est en train d’être.

Que le silence se fasse et que la reconnaissance de l’invisibilité de la vie soit.

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