époque révolue ?

M’entoure du mal-être ; mon visage est celui d’un arrogant heureux de souffrir ; je tente de fuir ma souffrance, mais c’est impossible, elle est là avec moi tout le temps. Que je bouge trop vite, que je passe trop vite à une autre pensée : le fait est là, la souffrance est avec moi. Suis-je la souffrance ? Il serait romantique de dire que oui ; mais ça serait faux. Je ne suis pas la souffrance car sinon je serais déjà mort. Je ne suis pas la souffrance, seulement elle est une enveloppe ; une enveloppe si finement collée à moi, à ma peau, qu’il me semble qu’elle est moi ; mais c’est faux.

Tout ceci n’est d’abord pas une pensée, c’est en premier une sensation ; ensuite, une pensée s’y ajoute.

Fonder une conscience des sensations est plus important que de se fonder une conscience de la pensée ; même si c’est certain que celle-ci est importante aussi. Mais il faut se méfier. La pensée, mal utilisée, utilisée d’une façon morale, peut jouer le rôle de la castratrice.

Je ne suis pas la souffrance, elle est cette fine pellicule qui colle à la peau, et que j’arrive parfois à voir de plus haut, mais que je ne veux pas renier, car si je le faisais, je renierais dans le même moment une partie de moi-même. La souffrance est une composante.

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