Une vie…

Sensation de vivre
Intensités libérées
Une des raisons
D’une passion de rimer

Vivre en scred
Vivre tranquille
Le funambuliste
Entre deux de mes cimes
L’une, celle de la pensée
L’autre, celle de ma synesthésie
Tenir l’équilibre c’est la danse de la sanité
Le rompre est l’angoisse, encore effet de la pensée

Non pas freaks ni handi
Être humain non-cartographié
On a voulu que je sache ce que mon corps avait déjà dépassé
Le chemin est plus vivant si on est l’ami des plus belles folies
Se limiter à ses parents c’est un peu rater sa vie
Mais \ se viser soi \ et ce intensivement
N’est pas étrange pour qui sait être le grand vivant qu’il est déjà

Justice de la nature
En faire sa puissance
Là est la justesse de l’être humain
Aussi la cause de ses absences
Laisser ses forces d’individus
Camisoler par une civilisation
C’est laisser perdre ce noyau de soi qui saura rire de l’air du temps

Je me situe
Béquille dans l’instabilité
Slalomant quadrupède dément
Aimant à chaos et aimant le talent
Quadripède chaotique et béquilleur artiste

Trips mystiques m’ont fait comprendre en quel sens le corps est premier de l’esprit
En effet, pour celui-ci tout départ est un principe
Qui par nature répète une naissance

Une vie… (écho, vers le silence)

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la danse d’un corps pensant

Ton corps est capable de danse, intense présence qui enlève la douleur quant celle-ci t’élances. tu es en voyage comme un mat marchant avec tes souffrances à la recherche de ce que manifeste ta présence. tu es là déjà, la joie d’exister jaillissant de toi. oublie les regards des idiots qui n’ont pas conscience d’être là. lâche tout, redevient nu.e, défais-toi de ce que tu es ta race, ton groupe, ta société ne sont que des erreurs dans lesquelles il ne te faut pas tomber. se perdre en eux car tu n’as pas su danser. déposséder de toi par des futilités.

alors danse suivant le rythme de ta présence — à la pointe du mouvement se trouve ce que tu es — retrouve toi seul, comme le rap rocé — découvre par l’agir les pourquois de ta naissance — trouve à nouveau ton aisance essence intarissable accent mirobolant   de ton équarrité

accent—agir—pire—rire ; rareté éternelle d’un puissant devenir

ouïr—myrrhe—jouir—luire ; litanie multiple d’une présence dans la mire

occire—l’or—lourd—l’art ; larve est la plume qui ne pond point de larmes

au-delà—ourve—louve—quart ; tantrisme retardé par un mouvement de carmes/cadres

joie—loi—ça—toi ; le soi se libère quand il quitte la soie

corde—rythme—bois—l’homme ; avalanche de femmes et d’hommes au-devant-dedans de l’enfant

pied—terre—force—pair ; quant le quatuor est là c’est que t’es arrivé.e

donc ton voyage commencE…

creuse ta terre

Chaque être vivant est un monde dans les rencontres rares sont les moments où les mondes se croisent. Parfois on se rencontre à tel ou tel endroit ponctuellement. Et certain.e.s se hantent d’avoir crus que les points de vue n’étaient pas les mêmes pour tous les bords. Pensant que notre âme est proche de celui.celle avec le.laquelle on partage notre moment la séparation nous fait mal, et plus d’autant si la fusion fut intense.

Mais une rencontre a-t-elle seulement été faite ? — Oui sans doute. L’instant de la rencontre a touché une part si profondintésement vivante que la vie intérieure s’en trouve marquée à vi-e|f. L’âme s’est touchée elle-même comme quand on touche le corps d’un.e autre et qu’on s’imagine redécouvrir le sien emporté par la mer du ressenti. Quand donc les mondes se rejoindront-ils entièrement ? quand voyagera la pensée à la vitesse de la lumière à travers l’espace ? quand l’âme aura-t-elle remontée jusqu’à la profondeur de ses racines ?

 

Nous venons tou.te.s de la terre ; nous sortons d’elle mais ne quittons jamais, réellement, son giron

Certains creusent avec les ongles,
d’autres avec les dents,
d’autres avec le sexe,
d’autres avec la cervelle,
d’autres avec la pelle

Toi, avec quoi creuses-tu ?

je suis … (texte en cours d’écriture)

à qui sait lire une évidence sautera
aux yeux que le plus important n’est
pas d’être tant de choses ou aucune,
mais d’exister en liberté sur une
Terre… jusqu’à la mort

*

JE SUIS UN GÉNIE, UN HANDICAPÉ, UN HOMME FAIBLE, UN HOMME PUISSANT ; JE SUIS LA SOMME DE MES RÉUSSITES MOINS CELLES DE MES ÉCHECS – JE TUTOIE DONC LE TROU NOIR MATRICIEL D’OÙ ÉMANE LA CRÉATION – ; JE SUIS UN SADIQUE, JE SUIS UN DOMINANT QUI SAIT SE DONNER À L’AMOUR D’UNE FEMME, JE SUIS AUSSI UNE FEMME, JE SAIS AIMER LA PUISSANCE D’UNE FEMME ; JE SUIS UN PHILOSOPHE, JE SUIS UN POÈTE, JE SUIS UN ARTISTE, JE SUIS UN BÉQUILLEUR ; JE SUIS UN SOUFFRANT, ET AUSSI UN ENFANT – JE SUIS DONC UN PHÉNIX RENAISSANT DE SES CENDRES – ; JE SUIS DÉJÀ MORT, JE SUIS DEPUIS TOUJOURS FOU, DEPUIS TOUJOURS JE SUIS FOU DE VIVRE, JE SUIS UN HUMAIN RIEUR ET J’AI AUSSI PEUR DE MOURIR DEMAIN – je pleure quand j’écris ceci – ; JE SUIS UN PSYCHOTIQUE, JE SUIS UN INCONTINENT CONTENT DE PISSER POUR RIEN, JE SUIS HÉTÉROFLEXIBLE (parce qu’ILS le valent bien) ; JE SUIS MA GRAND-MÈRE, MON GRAND-PÈRE, MA SŒUR, MA MÈRE, MON PÈRE, MES COUSIN.E.S ; JE SUIS LES FEMMES QUE J’AI AIMÉS, QUE J’AI FAIT SOUFFRIR, JOUIR ET FUIR ; JE SUIS UN CON, JE SUIS BRUTAL, TROP RAPIDE, PAS ASSEZ HUMIDE DANS LA CONVERSATION – MAIS TOUJOURS JE SUIS TEL LE ROSEAU ET FLUIDE COMME LE VENT & L’EAU – ; JE SUIS BRUCE LEE, HENRY MILLER, FRIEDRICH NIETZSCHE & GILLES DELEUZE, MAIS AUSSI HERMANN HESSE, FRIDA KAHLO ET TOUTES LES FEMMES ENCEINTES ; JE SUIS UN PENSEUR, UN FANTASMEUR, UN RÊVEUR ; JE SUIS UN RAPPEUR, UN POÈTE, UN FOUETTEUR…
JE SUIS UN FRUSTRÉ, UNE PLAIE PURULENTE, UNE PEAU DÉCHARNÉE, UN CORPS DÉSARTICULÉ, JE SUIS UNE COLONNE VERTÉBRALE MEXICAINE ; JE SUIS UNE CHATTE QUI NE CESSE DE SAIGNER, NON PAR SES RÈGLES MAIS PAR SES NATALITÉS ; JE SUIS UN MONSTRE, TROP RÉEL POUR ÊTRE MIS EN IDÉES ; JE SUIS SANS ÂGE, TROP ENFANT ET TROP VIEUX EN MÊME TEMPS ; JE SUIS UN INFIRME, JE NE CESSE DE RIRE MOU, DE MOURIR ET DE RENAÎTRE ; JE SUIS LES VIBRATIONS DE MON ESPRIT, JE SUIS VITESSE ET LENTEUR, FRAGILITÉ & RELANCEMENT ; en tant que je puis le canalisé, – JE SUIS INDÉTERMINÉ, DÉTERMINÉ À ME DÉMINER DE TOUS LES FAUX SEMBLANTS DE LA BOURGEOISIE ; JE SUIS UN CLOWN, AHURI ET HÉBÉTÉ DEVANT LES PITRERIES DE MES CONTEMPORAINS SANS NEZ ROUGE ; JE SUIS UN BREAKDANCEUR, HAUTES PHASES UN PHASEUR, THOMAS M’SITUE HORS APESANTEUR ; JE N’AI NI VISAGE FERMÉ, NI VISAGE OUVERT, JE CLIGNOTE TEL ARISTOTE DEVANT LE RICTUS DE MES FRÈRES & SŒURS ; JE SUIS UN SAUVAGE, IVRE DE VIVRE À L’AIR LIBRE ET M’ASPHYXIANT POUR ME CONSTRUIRE UNE CIVILITÉ SURGISSANTE ;

*

JE SUIS UN NOMADE, DE L’INTÉRIEUR, JE VRILLE VIREVOLTE NAVIGUE EN PRINCE SUR UNE MER À LA FORCE DE TITAN. JE SUIS UN PAUVRE QUI VA BÉQUILLANT EN ÉQUILIBRE PARMI LE DÉSERT HUMAIN. JE SUIS SALIS – DÉFINIR NATURE PAR LA PAROLE EST UNE SALOPERIE ET POURTANT LA CULTURE N’A PAS À ÊTRE UNE EMPRISE ; LA NATURE CRÉA L’HUMAIN CE DERNIER DES OBJETS POUR PERSÉVÉRER D’EXISTER ; PEUT-ON VOIR SES PRODUCTIONS COMME UNE NATURE transhumaine ? – MERCI À ELLE, JE transmute EN SAVOIR CE QUI M’ARRIVE.

JE SUIS STOÏCIEN MI-HOMME MI-FEMME, À LA FOIS AUSSI MOURANT ET NOUVEAU-NÉ, RIDÉ ET AU VISAGE INDISTINGUÉ ; JE SUIS CETTE MARCHE EMBÉQUILLÉE AUSSI CETTE FAÇON DE SE TRAÎNER AU SOL. JE SUIS MORT, JE RENAIS, JE SUIS VIVANT (- DONC CERTES NON je ne suis pas charlie). JE SUIS CETTE PLONGÉE DANS L’IMMANENCE DE CE QUI N’A PAS BESOIN DE NOMINATION POUR ÊTRE – JE PARLE BIEN DU VIVANT, QUE LES théologiens NE S’Y TROMPENT PAS ÇA N’A PAS BESOIN DE DIEU POUR SUBSISTER – ET L’ON NE PLONGE QUE DANS L’EAU, L’INDÉTERMINÉ, L’IN(DÉ)FINI.

JE SUIS UN PÊCHEUR, DE MA RECHERCHE-EN-NAGE J’AI BOULEVERSÉ MA RAISON EN LUI PERMETTANT DE SAVOIR QU’ELLE IMMANE D’UNE VIVACITÉ ; MA PENSÉE, À LA FOIS D’ABORD UN POTENTIEL ET DES PROCESSUS ; CHACUN D’EUX ACTUALISE SA PUISSANCE – SA NATURE -, DES AFFECTS DES ÉMOTIONS DES PASSIONS DES ZOMBIES DES IDÉES DES SYMBOLES DES CONCEPTS DES FANTASMES DES HALLUCINATIONS ; DES PROCESSUS ET DU POTENTIEL AU FOND C’EST LE CORPS – et qui sait ce qu’à partir de il ne sait plus ? – ; TATOUER OU ÉPIDERMISER SES VIVANTES INTENSITÉS, TES ENTRAILLES TES TRIPES SONT NON DES ORGANES MAIS DES MATRICES QUI POÉTISENT DES IMAGES AFFÉRENTES D’ACTIONS – certaines peuvent être des discours – POUR LE MONDE OU QUI DISCOURENT EN ROMANTIQUE À SON PROPOS.

JE SUIS CETTE VOLITION DU MONDE COMME MOMENT DE SA TRANSFORMATION. JE SUIS CETTE CONTEMPLATION, FERTILE EN SAVOIR STÉRILE-À-LA-TRANSFORMATION. JE SUIS UNE ILLUSION QUI (ME) FAIT ACCROIRE QUE LA CONTEMPLATION EST EN TRANSFORMATION ; ET L’ILLUSION DÉCONSTRUIT SON IMAGE EN COMPRENANT QU’ELLE N’A QU’ELLE POUR RÉFÉRENCE, CERTES ELLE CHANGE ! MAIS JAMAIS QU’EN SE MIRANT COMME FORME DE LA PERFECTION ; ET LE POTENTIEL – oui LE TIEN PAS CELUI DE L’AUTRE – EST ARÉFÉRENCÉ, SERAIT-IL PAS PLUTÔT LA RÉFÉRENCE « ANIMAL » DE TES PUISSANCES ? NE PRENDS PAS PEUR, JE NE FAIS QUE (TE) POSER UNE QUESTION…

« tous les sangs sont sains »

Être moi dans tous mouvements
Resss – piration  grosse de mille passions
Osccc – illation   dense – intense-plosion

Léger, le vent m’allège
Éclosent mes graines au Soleil baignées
S’ouvrent dans l’horizon mes plaies
S’y nettoient y mutent en élan moins brisés

L’ombre devient une amie
Solitude projetée, double de l’un
Où rien n’est d’autre qu’un désir de rire
Néant n’est rien – tout résolu dans un élan de vie

Tous [les] cœurs alentours se fondent en un
Même pulsation, tous les sangs sont sains
Tous vibrent d’une même Nature
Grosse de mille dieux

Qui eurent heures de gloires
Dans l’iris qui se dédouble en milliards
Et trilliards aussi les peaux
Le silence de l’esprit, lui, est par-delà le nombre

Désormais tout est fini
L’apocalypse a lu–it
La parole ne souille plus rien
Pure    (étiré à volonté)            vibrance
Dieu-Christ n’a plus passion, souffrance
Pour tirer hors du temps l’humain à sa présence.

(bruit court d’un éclair)                       ressouvenir
La fission de l’atome précède
La chair qui en fœtus accouche l’esprit
(bruit court d’un éclair)                       ressouvenir

Tout est présence pure présence trop intense

: langages frontières barrages

Tout s’mélange

: règles lois courbes

Tous étranges

: verbes sujets prédicats

Tous se touchent

: cavités bras têtes
périnée au mètre
rirerirerire      (très vite et vibrant)
joiejoiejoie       (idem)
fêtefêtefête       (idem)

(voix d’éjaculation)

Mèze, 21 septembre 2015

poésie ravivifiante

Je me vois là, faible pour la vie
de ça je n’ai pas de honte
car de cela je ne m’apitoie ;

Tandis que cœur & esprit à l’unisson
Me font arpenter cette dénivellation
un seul regard dans le puits de mes remémorations
et l’espoir je retrouve, en mon sein, en gestation ;

Cette dure route qui paysage mon existence
je la reconnais car déjà je la vécue,
des centaines de fois peut-être
mais qu’importe le nombre,
Car la vie est une table multipliant les multiplications

Car l’existence est une table
Multipliant les multiplications.

En moi, le penseur veut connaître, comprendre & créer
Et le poète veut s’étendre, voir & aimer ;

Le sage est ou dans la cave ou sur le toit
à crier haut ce que l’idiot ne perçoit pas,
Ce que le solitaire, une fois encore,
Se voile de plaisirs en voulant un désert
pour en fuir les oasis

2 avril 2013, BUC du Mirail, 4° étage, aile sud-est, écrit entre 11h et midi

(fragment d’un poème inachevé)

Aussi profonde que puisse être ma haine
Mon amour m’attend toujours au plus haut.
Aussi puissant que soi mes doutes
Mes certitudes sont proches et itou.
Aussi désespérés que me semblent être mes situations
Toujours la promesse des lendemains chantant marche.

Si tant de douleurs habitent mon corps,
Si tant d’inespérances sont les haltes de mes pensées,
Si tant de larmes dans mon âme coulent,
C’est parce que j’existe, voilà tout.

—-

Aussi vide de la sensation d’être qu’on puisse se sentir
Arrive toujours l’épaisseur de vivre.
Aussi chaotique que l’on puisse se sentir
Arrive rarement l’éclair de l’unité.