(fragment d’un poème inachevé)

Aussi profonde que puisse être ma haine
Mon amour m’attend toujours au plus haut.
Aussi puissant que soi mes doutes
Mes certitudes sont proches et itou.
Aussi désespérés que me semblent être mes situations
Toujours la promesse des lendemains chantant marche.

Si tant de douleurs habitent mon corps,
Si tant d’inespérances sont les haltes de mes pensées,
Si tant de larmes dans mon âme coulent,
C’est parce que j’existe, voilà tout.

—-

Aussi vide de la sensation d’être qu’on puisse se sentir
Arrive toujours l’épaisseur de vivre.
Aussi chaotique que l’on puisse se sentir
Arrive rarement l’éclair de l’unité.

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J’ai envie de pleurer
Je veux dire, d’exploser en larmes
Que l’onde de choc, à la façon d’un tsunami
Ravage toutes les vicieuses barrières
Qui m’empêchent de me répandre.
Car mes larmes sont des lames, et des seringues, et du fil barbelé, et pour finir des pals
Qui, tous en même temps, marchent dans mes entrailles, les réduisent en bouillis
Magma d’organes hachés en mille sens encerclé par l’épiderme…
Comment n’aurai-je pas parfois un rire faussé — un sous-rire ?
Comment ne pourrai-je plus avoir à m’élancer d’un rire à l’autre pour me guérir de tant de souffrance ?
et quand, se trouvent, ce qui, renversera le plan de mon, souffrir, si vif ?
Fausse route je fis, toutes les fois où je, cherchais à m’ébranler contre, ce genre de fait.
Une structure craint les vents, et ses engrenages aimantent les poussières, du temps de dieu,
Elle « hypnotise » les forces — et c’est cela la « vérité » de « notre » « je » !
Que la vie est folle ; vertigineuse spirale
Où le centre est ce que nous fûmes, que nous sommes, que nous serons
L’humain est à l’image de dieu, de la vie, des animaux et des plantes
Aucune forme claire… mais l’éternel qu’il alimente…