Au loin il y a une crèche
dans cette crèche un mioche
sur ce mioche une cravache
le fouette sans relâche.
Et il crie, il pleure, il jouit                  ce mioche.

« Sale mioche », dit son sale père, et la mère de dire : « Je ferme ma gueule ! Ce mioche n’est pas le mien, encore moins que j’l’aiderai ! Qu’il crève sous les coups de cet homme qui m’viole — et ça ira ! ». Elle prends un somnifère et un laxatif, enlève sa jupe et sa culotte, s’assoit sur son siège-WC, dors. Et le mioche ?
Hé alors il se prend les coups de son père, avec dans les naseaux les selles de sa mère et ses ronflements. Dégoutté, il baisse son pantalon et demande à son père de le violé ; et son père le viol, d’abord avec une carotte, puis, dès que les douleurs de son fils lui ont mis la trique, heureusement avant que son anus soit assez détendu : il l’encule. — « Comme s’il avait besoin de douceur le petit », se dit le père. Il lui fait bouffer les excréments de sa mère — vomir — et remanger son dégueulis. « Tiens fils ça fait grandir », son père lui dit, toujours en lui, cherchant par tous les moyens à ne pas donner à son fils du plaisir ……  là, il ressort son sexe, tout emmitouflé de la diarrhée de son fils, retourne ce dernier, lui prends violemment la tête, lui ouvre la bouche avec II doigts, l’empale sur sa « bite » et éjacule dans sa bouche, son visage son continuant de presser très fort contre son sexe.
Exténué son, fils presque mort n’a, même pas la force de, vomir il s’effondre, au sol. Son père prend une hache : lui tranche tête ; prends godemichet qu’utilise parfois « la femme » quand elle veut faire l’amour ((car il n’est jamais là)) ; il y plante la tête sanguinolente sur le côté opposé au gland, l’enfourne dans la chatte de la femelle ronflante.
Puis il s’assoit, content de ce qu’il vient de faire. Attendant, le réveil, prévu pour dans quelques heures, de la femelle, pour voir, alors, ce qui se passera

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La dernière procession de la chenille ?

C’est l’histoire d’une chenille ; elle sort de son œuf comme une princesse de sa chambre ; voilà que sur son chemin il y a une feuille de laitue ; la chenille la renifle ; elle se met à la dévorer petit à petit ; mais elle s’arrête ; là, elle a assez mangé, bien assez mangé, elle rote ; un bon rot de chenille, bien profond, et long, bien long ; pas un rot de chenille homosexuel, ça c’est sûr !

La chenille a fini son repas et sa digestion, elle a repris sa route ; pleins d’embuches sur cette route, des feuilles, des insectes, des chats (los diablos), des chiens, des léopards, etc… ; mais, la chenille, elle, s’en fout, elle, elle avance, tranquillement, sans se presser trop, à la vitesse d’une chenille qui a tout son temps, toute la vie devant elle pour faire son trajet, et son trajet, elle le fait, elle : elle a tout son temps.

Allez, hisse !, la chenille est sur la dernière falaise, la dernière étape avant l’ultime mangeoire, qu’elle ne voit pas encore, la rivière de feuilles !, étape obligatoire pour toute chenille goulue qui se respecte. Et voilà qu’elle voit, devant elle, allongée de tout son long, une couleuvre ! ; elle a de belles couleurs, bleue, rouge, jaune et verte ; la chenille s’arrête de stupeur, elle vient de reconnaître que la couleuvre est LA Couleuvre, le rampant le plus craint de ces terres ; elle est stoïque, moitié apeurée moitié mise en respect ; elle la contemple de toute son étendue, elle se demande quand même si, la Couleuvre, elle n’est pas en train de dormir ou autre chose de semblable ; la chenille s’y connaît bien en sommeil, elle sait voir un dormeur quand elle en voit un ! ; elle regarde à droite, et puis à gauche, elle ne peut pas avancer, la Couleuvre bloque tout le passage ; tant pis, se dit la chenille, je vais passer par le dessus de sa tête, ce qu’elle se mit à faire comme ça, tout de suite, en passant par là, avec lenteur, avec assurance, et la Couleuvre dort toujours, elle ne sent même pas la chenille qui, elle, apprécie la surface qu’elle caresse en avançant, sans trop se méfier, avec légèreté, ancestralement, comme si ça c’était toujours fait, que la Couleuvre se laisse arpenter sans bouffer l’arpentrice jusqu’au dernier enzyme… ; mais, rien ne se passe, et la chenille avance, avance, avance, avec lenteur, noblesse, et assurance ; et c’est avec les mêmes qualités qu’elle retrouve la terre chaude, et que, sans chercher à rapidement mettre de la distance entre elle et son obstacle, elle continue sa marche vers la rivière de feuilles, qu’elle voit désormais, comme une chenille en pleine possession de ses moyens, et qui avance, tranquillement, une patte à la fois.

Au bas de la pente, la rivière, grouillante de feuilles aux différents ton de vert, coule de façon immobile ; la chenille est encore un peu éloignée, son désir lui donne des ailes, elle accélère les pas. À mesure qu’elle se rapproche, elle voit, au milieu des feuilles, des cadavres de chenilles qui, comme elle, ont fait le choix d’aller mourir dans la rivière des feuilles. Qui, comme elle, ont sautés sans pousser de cris parmi cette bouilloire, pour s’abreuver, jusqu’à la mort de cette délicieuse concoction que seule la rivière des feuilles délivre.

C’est l’histoire d’une chenille ; elle sort de son œuf…

Hé ! toi ! que veux-tu en passant là ?

Sais-tu que les flancs de ces collines vibrent aux sons des tambours que frappent nos mains d’homme de la Terre ?

Que tu fasses une photo de moi, de nous, je l’accepte, mais avec en mon regard du défi pour ce que tu vas en faire, du défi pour ceux qui la regarderont, du défi pour ceux qui auront une opinion sur notre profondeur en se basant sur cette image seule.

Chez nous, les yeux sont fenêtres sur l’âme, sont des puits sans fond qui mènent au vide-plein.

Si nous portons des chapeaux c’est pour que le soleil ne brûle pas nos crânes, car s’offrir à l’œil du monde (des nôtres, des étrangers-à-nous) demande une pudeur dans ce domaine, car la vérité profonde de l’homme doit être approchée à petits pas.

Si nous rions beaucoup c’est parce que nous la connaissons si bien, nous en avons le fou rire — oui… ! le rire engendre le rire, celui qui prétend autre chose serait un fou, il ne pourrait pas vivre parmi nous.

ah – ah – ah – ah

Hermione ce héros

C’est dans un royaume aux proportions gigantesque que commence notre histoire. Le héros de cette aventure s’appelle Hermione. C’est un héros masculin qui a reçu un prénom féminin car son père, chargé de le reconnaître à sa naissance, avait bu les bières de trop avant d’aller à la mairie. Sur le parvis, il chantait tout haut « Hermione, Hermione, Hermione / Je t’ouvre et je te consomme » — ‘Hermione’ étant (vous l’aurez compris) une marque de bière. N’arrivant pas à articuler d’autres sons que ceux-là, le maire décida donc, au grand dam de la mère – muette –, d’appeler ce fils Hermione ! Voilà pour l’histoire de ce prénom.

Mais revenons au personnage en lui-même. Hermione était un héros assez banal, il était invincible comme Prométhée et Superman, courait aussi vite qu’Hermès et Flash, et avait la dextérité et la vivacité au combat de Bruce Lee et Hercule — rien d’exceptionnel en somme. Il avait, comme eux tous, connu moult aventures extraordinaires, avait combattu des dragons, de vieilles sorcières vierges, de jeunes sorciers pervers et un astéroïde fonçant sur la Terre à toute vitesse. Il avait sauvé des peuples entiers de l’anéantissement par l’esclavage, il avait secouru des bébés sans défense, et des éléphants qu’on voulait braconner. Il avait nettoyé une grande porcherie, fait sauter un immeuble entier rempli de banquiers véreux et avait mis fin au règne dictatorial de l’Argent. Bref, il avait fait des choses extraordinaires — normal !

À l’heure où commence notre récit, notre héros, Hermione, vient de se réveillé, parce qu’il est 5h du matin. Il a choisi cette heure parce qu’il adore être réveillé par les premiers rayons que le soleil lance sur ce monde. Et ce matin, quelque chose fait un drôle de son en lui, un son de cloche annonciateur d’un « funeste destin » – selon la formulation lyrique de son maître –, il sait qu’avant demain matin, quelque chose arrivera ; mais quoi, il ne le sait pas…

Dans ces moments où il se trouve comme un équilibriste sur le fil du destin, prêt à tomber d’un côté ou de l’autre, il fait ce que tout bon funambule accomplit : un grattage de couilles, jambes grandes ouvertes, et une profonde réflexion en buvant son café bouillant, l’astre laiteux comme seul témoin de cet acte grandiose.

*
*      *

Avec ses dents, Hermione tranche la tête du roi-sage, qui hurle de douleur dans la langue de « ceux qui souffrent » – comme disait son vieux maître. Et voilà que le monde est enfin débarrassé d’un effroyable dictateur. Et tout cela au moment même où les derniers rayons de la Lune laissent place à ceux du Soleil, et que tous vont « voyager allongé », pour parler la langue de « ceux qui rêvent » – comme disait son vieux maître.

Et Hermione, le bel héros, s’en va, avec son compagnon fraîchement délivré des griffes du roi-sage, Héraclès, pour accomplir une petite partie de jambe en l’air sous le regard plein de chaleur de l’astre solaire.

This is the end… oh yes, my friend, the end…