Le rituel (témoignage poétique)

La vie m’a pris dans ses mouvements
Une espèce de folie
Un firmament fractale & chaotique
Le temps s’dilate & ton monde aussi
L’espace le temps deviennent non-distingués

Je sens mon corps revivre ou naître
En mes premiers béquillages à 5 ans
Difficile de décrire ce qui te transcende
Difficile de comprendre son vécu
Difficile d’être soi-même quand tous les autres sont différents

La réalité tape trop fort j’oriente l’évasion en moi
Sans ego tu sais de combien tu es gros en création
La confiance serait la jauge du courage de l’écrire
Toujours voulu gratter des pages partagez mes rimes
Le globe pour entourage

Petit j’ai ôté l’opercule des Idées de Platon
En ai bu le divin nectar jusqu’à la lie
Se découvrir être & avoir un corps pensant
Sentant Mourant Voulant Désirant S’empêchant Et cætera…
Fut une découverte impossible à décrire
Disciple de la sagesse de Socrate
J’n’ai rien écrit des années durant
J’étais Akira qui jouait avec ses concepts
Reliant brisant toujours des passerelles
Entre les mots les choses
Leurs ombres et les racines
J’installais posais des graines
Qui prenaient terre aussitôt

L’avenir est permis par un acte du passé
L’enfant prépara l’rituel pour l’adulte qui le passera…

Comment écrire des intensités ?
Décrire ce que ton esprit ne peut pas attraper
Là où certain hypostasie Dieu
J’ai reconnu la nature en mes profondeurs
Source ou racine pour mon esprit
Non pas personne ou étant
L’Infini non-anthropocentré
Sans lógos ni arkhê
J’ne vois que le Χάος d’Hésiode qui s’en serait approché

Quand l’Infini nous fait face il faut choisir
Aucun masque ni de loi n’émane de lui
Le vivant est comme dans un néant
Refuser le corps c’est passer dans la mort
Choisir son propre c’est laisser la santé gouverner
Certes du courage est nécessaire pour supporter les conséquences
Mais pense la chose en profondeur et découvre que dans ton propre ton choix est déjà fait
Et si tu ne le peux tu ne le sauras jamais
Hé que veux-tu c’est à ce prix que tu sais ce que penser signifie
Si tu ne l’as pas fait au moins une fois tu n’sauras pas vraiment qui tu es
Dans tes choix tu ne verras de toi que ce que l’image sociale pourvoit <<- Zombie ! ->>

La liberté est sans prix sans chiffres sans objets
C’est l’indéterminé Singularité qui émerge de ses conditions
En se saisissant de ses forces, ses puissances
Tu les actes obligatoirement

Au fond de nos libertés on reste soumis à l’histoire
Conditionné jusque dans nos os
On est comme un roseau que le vent fouette
Corps danse en tout sens jusqu’après la mort même
Un chrétien dirait d’moi qu’j’accentue le péché originel
A chacun ses fictions, ses façons de s’endormir pas l’soir
Vivre la naissance d’une pensée est c’qu’un rituel t’laisse faire
Et tout se déroule dans cette béance entre le savoir et son absence
Ton corps bascule dans un état autre, insoutenable à long terme pour ce dernier
C’est ainsi tu n’y peux rien changer
Le tout étant d’avant de décider t’ouvrir à une nouvelle possibilité

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Une vie…

Sensation de vivre
Intensités libérées
Une des raisons
D’une passion de rimer

Vivre en scred
Vivre tranquille
Le funambuliste
Entre deux de mes cimes
L’une, celle de la pensée
L’autre, celle de ma synesthésie
Tenir l’équilibre c’est la danse de la sanité
Le rompre est l’angoisse vient & r’part de la pensée

Non pas freaks ni handi
Être humain non-cartographié
On a voulu que je sache ce que mon corps avait déjà dépassé
Le chemin est plus vivant si on est l’ami des plus belles folies
Se limiter à ses parents c’est un peu rater sa vie
Mais \ se viser soi \ et ce intensivement
N’est pas étrange pour qui sait être le grand vivant qu’il est déjà

Justice de la nature
En faire sa puissance
Là est la justesse de l’être humain
Aussi la cause de ses absences
Laisser ses forces d’individus camisoler par une civilisation
C’est laisser perdre ce noyau de soi qui saura rire de l’air du temps

Je me situe
Béquille dans l’instabilité
Slalomant quadrupède dément
Aimant à chaos et aimant le talent
Quadripède chaotique et béquilleur artiste
Trips mystiques m’ont fait comprendre en quel sens

Le corps est premier de l’esprit
Pour celui-ci tout départ est un principe
Qui par nature répète une naissance

Voici les faits
D’une vie…

L’indéterminé et l’intensif

Ce qu’il y a de divin dans un être humain c’est la part d’indéterminée, d’inconnue, d’indéfinie. A qui apprend de le comprendre s’ouvre alors les portes secrètes de son désir, et en sortent libérés ses Djinns, ses Anges, ses dragons, ses félins, ses femmes, ses hommes (ses et cætera ses n+1). des idées à venir, saisissables dans un état où le temps est inassigné : ce n’est pas le triangle, l’eau ou la plante de demain ou d’hier, c’est l’intensité du triangle, de l’eau ou de la plante, l’intensité qui vogue transversalement entre les diverses strates temporelles de « notre » être ; non pas la conjugaison d’un verbe que l’on attribue à quelque chose tout en demeurant à l’abri de l’attribution, mais l’implication de « soi » dans l’attribution, et le choix du verbe en fonction de la perception de l’écoulement du temps (perception de laquelle on déduit le temps -passé, présent ou future-).

Au corps de squelette et de muscles, vision affinée-doublée d’yeux grands refermés sur soi ; je suis un cadavre-en-vie, mais ne m’écris jamais « Cerveau ! » comme dans les films ; mon passé comme l’image du père, zombie que digèrent mes sucs et mes synapses, et hormis la part de l’excrément tout métabolise  : plus que tout j’aime ce qu’il y a de femmes en moi

Inspiration divine ! Inspiration divine d’un athée « infirme » !
Avoir un corps vivant et l’avoir pensé en profondeur
Et quel, enfant soumis à la Tradition
Me voudra mort ou me voudra inexistant,
De ce que j’existe tant, monstrant à lui/elle
L’illusion ou l’aveuglement de son intellection ?

Les expériences de la mort, de la santé, de la foi forment un vivre-nexus

Si on se sent mourir la vie se détache du corps ; alors ce qui se présente dans la conscience, et qui nous élance/dirige à nous rattacher à soi c’est la santé. Quel est son critère ?

Pour qui a vécu cela ça ne fait aucun doute : c’est la nouveauté, le sentiment indubitable d’une nouveauté – éternelle & sans médiation – à l’œuvre. La santé ne se fait jamais si bien sentir (connaître & percevoir) que lors de l’imminence de la mort, – et que celle-ci s’offre à l’individu qui choisit de ne pas s’y installer. Peut-être alors est-ce cela que la foi car choisir de vivre, c.à.d. choisir de continuer à être existant, demande de ne pas savoir ce qui sera vécu mais de le vouloir pour cela même… Comme si, dans la foi en la vie, Dieu Lui-même n’était pas nécessaire…

la danse d’un corps pensant

Ton corps est capable de danse, intense présence qui enlève la douleur quant celle-ci t’élances. tu es en voyage comme un mat marchant avec tes souffrances à la recherche de ce que manifeste ta présence. tu es là déjà, la joie d’exister jaillissant de toi. oublie les regards des idiots qui n’ont pas conscience d’être là. lâche tout, redevient nu.e, défais-toi de ce que tu es ta race, ton groupe, ta société ne sont que des erreurs dans lesquelles il ne te faut pas tomber. se perdre en eux car tu n’as pas su danser. déposséder de toi par des futilités.

alors danse suivant le rythme de ta présence — à la pointe du mouvement se trouve ce que tu es — retrouve toi seul, comme le rap rocé — découvre par l’agir les pourquois de ta naissance — trouve à nouveau ton aisance essence intarissable accent mirobolant   de ton équarrité

accent—agir—pire—rire ; rareté éternelle d’un puissant devenir
ouïr—myrrhe—jouir—luire ; litanie multiple d’une présence dans la mire
occire—l’or—lourd—l’art ; larve est la plume qui ne pond point de larmes
au-delà—ourve—louve—quart ; tantrisme retardé par un mouvement de carmes/cadres
joie—loi—ça—toi ; le soi se libère quand il quitte la soie
corde—rythme—bois—l’homme ; avalanche de femmes et d’hommes au-devant-dedans de l’enfant
pied—terre—force—pair ; quant le quatuor est là c’est que t’es arrivé.e

donc ton voyage commencE…

creuse ta terre

Chaque être vivant est un monde dans les rencontres rares sont les moments où les mondes se croisent. Parfois on se rencontre à tel ou tel endroit ponctuellement. Et certain.e.s se hantent d’avoir crus que les points de vue n’étaient pas les mêmes pour tous les bords. Pensant que notre âme est proche de celui.celle avec le.laquelle on partage notre moment la séparation nous fait mal, et plus d’autant si la fusion fut intense.

Mais une rencontre a-t-elle seulement été faite ? — Oui sans doute. L’instant de la rencontre a touché une part si profondintésement vivante que la vie intérieure s’en trouve marquée à vi-e|f. L’âme s’est touchée elle-même comme quand on touche le corps d’un.e autre et qu’on s’imagine redécouvrir le sien emporté par la mer du ressenti. Quand donc les mondes se rejoindront-ils entièrement ? quand voyagera la pensée à la vitesse de la lumière à travers l’espace ? quand l’âme aura-t-elle remontée jusqu’à la profondeur de ses racines ?

 

Nous venons tou.te.s de la terre ; nous sortons d’elle mais ne quittons jamais, réellement, son giron

Certains creusent avec les ongles,
d’autres avec les dents,
d’autres avec le sexe,
d’autres avec la cervelle,
d’autres avec la pelle

Toi, avec quoi creuses-tu ?